Saint Théodose Ier dit le Grand, empereur romain chrétien

Empereur romain d’Orient et d’Occident (✝ 395)

Théodose est un successeur de l’empereur Saint Constantin Le Grand (ou 1er), connu lui aussi pour sa politique et sa chrétienne. Si Constantin se convertit et rend le christianisme licite, Thédose donne à la religion chrétienne sa place exclusive en tant que religion d’État (380), face au paganisme antique, aux communautés juives mais surtout contre les différentes hérésies dites chrétiennes (arianisme, nestorianisme…).

Originaire d’Espagne, il fut associé à l’empereur d’Occident Gratien qui le fit couronner empereur d’Orient à Sirmium, en 379. Il réunit le deuxième concile œcuménique à Constantinople en 381. Autoritaire et coléreux, il savait cependant retrouver des moments d’une grande humilité. Il s’empara du pouvoir sur l’empire d’Occident et s’installa à Milan. Lors de la révolte populaire de Thessalonique, il donna l’ordre de massacrer plusieurs milliers d’innocents dans le cirque de la ville, malgré l’intervention de saint Ambroise qui n’hésita pas à refuser à l’empereur l’entrée de la cathédrale. Théodose se soumit aux rites de pénitence qui lui furent imposés, se dépouillant de ses insignes impériaux, et habillé comme un pécheur public durant tout ce temps. Par la suite, il décida que tout condamné à mort ne serait exécuté que trente jours après la déclaration de la sentence et une révision du procès. Son corps fut transféré à Constantinople après sa mort.

Saint Ambroise, évêque de Milan et docteur de l’Église, ayant vécu au temps de Théodose-*-

Pour approfondir, lire l’ouvrage de Pierre Maraval : «Théodose le Grand, le pouvoir et la foi, 2009» :

Les seize années du règne de Théodose Ier (379-395) ne furent pas de tout repos. Ce fils d’un général disgracié originaire d’Espagne accéda au pouvoir dans des circonstances tragiques, après une bataille contre les Goths dans laquelle l’empereur et les deux tiers de son armée périrent. Contraint de faire face à des périls tant extérieurs qu’intérieurs – intégrer ces Barbares à l’empire, combattre en Occident deux usurpateurs, Maxime et Eugène -, il a su imposer son pouvoir à Constantinople et en Orient, et apaiser les tensions religieuses qui agitèrent son empire.
Son action a été très diversement jugée : si de multiples historiens lui accordent le titre de Grand, d’autres le taxent un peu vite de mollesse ou de fanatisme. Se fondant sur les documents les plus sûrs et les recherches les plus récentes, ce livre se propose de présenter le personnage et son bilan de façon mesurée. Il s’inscrit dans une perspective de réévaluation du règne, en matière législative, politique et religieuse : son action envers les païens et les Barbares, les lois qui tendent à établir le christianisme comme religion d’État et l’application de lois répressives, mais aussi son entourage et son combat contre Eugène. Autant de questions examinées dans cette synthèse qui parcourt la carrière de Théodose et des empereurs contemporains (Gratien, Valentinien II, Maxime, Eugène).

Pierre Maraval est professeur émérite d’histoire des religions à l’université Paris-IV-Sorbonne, après avoir enseigné l’histoire de l’Antiquité chrétienne à l’université de Strasbourg. Il a publié plusieurs éditions et traductions de textes du IVe au VIIe siècle et divers ouvrages historiques sur l’Antiquité tardive et chrétienne.

Très bon documentaire du début au milieu, les conclusions à la fin sont erronées et même à côté de la plaque.

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