Compte-rendu des activités d’été de Deus Vult Limousin

Adi amicitates !

Cet été, les membres de Deus Vult Limousin – Phalange Saint-Martial se sont réunis à plusieurs reprises. Cohésion, activités sportives, militantes, culturelles, intellectuelles et spirituelles étaient au rendez-vous. Nous vous résumons ici un modeste compte-rendu.

La première rencontre d’été s’est déroulée au mois de juin, durant trois jours bien remplis et très ensoleillés, en Haute-Vienne et en Corrèze.

Cela a débuté par une après-midi à Saint-Léonard-de-Noblat, petite ville de la campagne haut-viennoise, éponyme du saint ermite.

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Plaque de rue bien suggestive aperçue à Saint-Léonard-de-Noblat…

Nous nous sommes rendus de longues minutes, afin de visiter et de prier ensemble, en la collégiale Saint-Léonard, chef d’œuvre architectural de l’art roman limousin (notamment reconnaissable par le « clocher limousin », dont la spécificité d’architecture est le passage d’une base carrée à une élévation octogonale grâce à des gâbles ; cf. la photo du clocher de la collégiale ci-dessous), qui date des XIè et XIIè siècles.

Aussi, c’est à Saint-Léonard-de-Noblat que passe la via Lemovicensis (voie limousine ou voie de Vézelay), un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Nulle surprise donc de retrouver dans cette petite ville limousine des coquilles de Saint-Jacques, qui servent à baliser le chemin de la fameuse via Lemovicensis. Et pour la touche littéraire, bien qu’elle ne soit point directement liée à la via Lemovicensis, un certain Léon Degrelle fit le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en 1951. Il a raconté son périple dans une œuvre posthume.

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Collégiale saint Léonard et son fameux « clocher limousin », Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne)
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Deus Vult est passé par ici !

Le lendemain, nos gars sont restés sur Limoges. D’abord, un petit tour chez le bouquiniste et, après un vieux dictionnaire (où les mots avaient encore leur vrai sens et où les gens qui consultaient ces livres étaient généralement sains d’esprit) et quelques livres de glanés (cf. photo ci-dessous), ils ont eu droit à une visite commentée de la belle cathédrale Saint-Etienne.

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Ce ne sont pas le genre de livres qu’achèterait un lecteur abreuvé au « Diplo » et à Charlie Hebdo… !

Quelques jours plus tard était prévue une randonnée pédestre pour les hommes. Les femmes, elles, ont réalisé quelques compositions florales. Nous vous laissons découvrir quelques-unes d’entre elles :

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* * *

La seconde rencontre d’été s’est déroulée au mois de juillet, durant quatre jours, là aussi fort bien remplis et très ensoleillés. Fait exceptionnel, la rencontre a débuté en Gironde – mais pas pour n’importe quelle raison comme vous le verrez tout à l’heure – avant de se poursuivre en Corrèze et, enfin, de s’achever en Haute-Vienne.

Pour aborder saintement ces quatre journées, les débuter par la sainte Messe était la chose la plus excellente à faire. Et c’est ce que nous avons fait. Le lendemain matin, après la Messe basse, nous nous sommes rendus sur la tombe d’un secrétaire d’État à l’Information et à la Propagande du gouvernement Laval dans le but de lui rendre un petit hommage. Ses métiers étaient professeur de lettres et, par un heureux accident, viticulteur. Il fut lâchement assassiné par un commando de « résistants » à l’âge de 55 ans… Allez, un petit effort, vous allez trouver qui c’est ! Toujours pas trouvé ? Vous êtes bien mauvais : nous parlions évidemment de Monsieur Philippe Henriot. Voyez ici la vidéo de ses funérailles nationales.

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Philippe Henriot (1889-1944).  Nationaliste et catholique.

Ensuite, nos gars ont pèleriné à Brive-la-Gaillarde, et plus exactement aux Grottes de Saint Antoine de Padoue. Le lieu est paisible, recueilli et spirituel, un peu reculé du centre-ville de Brive. Le saint franciscain, originaire de Lisbonne, vécut en effet dans ces grottes en 1226. Un an auparavant, il avait été custode du couvent franciscain à Limoges, la ville de Saint Martial, le saint patron de la section limousine de Deus Vult France ! Pour en savoir plus sur saint Antoine de Padoue et le Limousin, cliquez ici.

Grotte de Saint Antoine de Padoue à Brive-la-Gaillarde
Les Grottes de Saint Antoine de Padoue à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) – lieu de pèlerinage assez peu connu des Catholiques français.
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Les Grottes de Saint Antoine de Padoue et l’église des Franciscains à Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

Dans la foulée, nous avons gagné Aubazine (Obasina en occitan) et sa magnifique église abbatiale Saint-Etienne, en hommage au saint local, ermite lui aussi (comme saint Léonard de Noblac que nous avons rapidement évoqué plus haut) : saint Etienne d’Obazine. Nous sommes obligés de nous arrêter quelques instants sur cette église abbatiale, dont vous découvrez ci-dessous les photos.

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L’abbaye d’Aubazine et son église abbatiale (Corrèze)

C’est dans le premier tiers du XIIème siècle que saint Etienne vint s’installer en forêt d’Obazine, graphie ancienne d’Aubazine. Le village se dote alors d’un monastère double, l’un masculin, l’autre féminin. L’église du monastère masculin est un édifice roman, dont l’architecture est remarquable, datant de la seconde moitié du XIIème siècle. Outre le bâtiment, le lieu se dote – et est encore doté ! – d’un riche mobilier. Ainsi, dans le bras sud du transept, on retrouve plusieurs œuvres aujourd’hui protégées par une grille : le tombeau d’Etienne d’Obazine notamment, la Mise au Tombeau de Coyroux (fin XVème siècle) et une châsse en émail datant du XIIIème siècle. Dans le bras nord du transept, on peut admirer une Vierge de pitié et une scène peinte datant toutes deux du XVème siècle. Mais surtout, l’église abbatiale d’Aubazine possède une armoire liturgique considérée comme la plus ancienne armoire conservée en Europe puisqu’elle est datée de la seconde moitié du XIIème siècle ou du début du XIIIème siècle !

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L’église abbatiale d’Aubazine et ses alentours vallonnés (Corrèze)

Pour être exact, il s’agit d’une conditoria (ou armoire liturgique), c’est-à-dire une armoire que l’on retrouve près de l’autel et dans laquelle l’on dépose des objets liturgiques tels que le Saint Sacrement, des vases ou des objets sacrés, les saintes huiles ou des reliques. L’armoire d’Aubazine est construite comme un coffre en bâti épais dont le maintien des panneaux est assuré par des éléments de fer forgé (cf. photo ci-dessous). Elle a été réalisée en chêne dont l’emploi, presque exclusif au Moyen Âge, est une des caractéristiques dominantes de cette période.

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L’armoire d’Aubazine, à serrures et pentures de fer forgé, la plus ancienne armoire liturgique de France.

Peu avant de terminer la journée par un excellent repas, nos gars sont passés par Cornil et sa sympathique église romane, surélevée par une butte de laquelle nous pouvons découvrir un magnifique paysage forestier, prier le chapelet selon la méthode montfortaine (la méthode de saint Louis-Marie Grignion de Montfort – si vous avez un peu de sou, nous vous conseillons ce petit livret qui l’explique fort bien, avec un petit historique, et contenant les mystères du Rosaire médités. Vous trouverez gratuitement ici la méthode pour réciter le Rosaire selon saint Louis-Marie Grignion de Montfort).

Le soir, c’est réconfort et cohésion du groupe, avec un repas agrémenté de mets corréziens, tel que le millassou corrézien par exemple.

Le lendemain, une randonnée pédestre d’une bonne quinzaine de kilomètres se déroule sous un ciel radieux, quoique parfois nuageux, et une météo clémente.

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Nos gars dans les bois.

Les gars parcourent quelques chemins sinueux et encore boueux, puis quelques routes de gravier. On aperçoit des renards, des buses, un aigle… et des vaches limousines. Oui, le Limousin, c’est plus de vaches et moins « d’oiseaux migrateurs » hm hm…

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Drapeau du Limousin à gauche et symbole de Deus Vult France à droite !
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Une vache limousine qui vous passe le « Bonjour » !

Lors de la marche, nous nous sommes arrêtés dans une petite et agréable chapelle carolingienne, perdue en pleine forêt. Cette petite marche se conclut par la visite de l’église Saint-Gervais et Saint-Protais d’Espagnac, bien conservée et qui recèle d’une belle et imposante chaire en chêne du XIXème siècle, ornée de quatre bas-reliefs en fonte, imitation bois (!) avec les quatre évangélistes, ainsi que de la châsse de saint Gervais et saint Protais, qui ont donné le nom à l’église du village.

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Devant la chapelle carolingienne, Nirige (Corrèze)
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L’autel de la petite chapelle carolingienne où nous avons pu prier le chapelet.

Ces rencontres d’été se sont clôturées par un exposé historique des Apparitions de Fatima à Limoges, pour célébrer le centenaire des Apparitions. Nous y reviendrons d’ici quelque temps si Dieu le veut…

Nous vous remercions pour votre attention. N’hésitez pas à partager !

Deus Vult !

Phalange Saint-Martial

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